avril 4

Trouble panique et agoraphobie : l’erreur fatale que vous faites sans le savoir. 

Il vous arrive de paniquer…

Vous êtes assis(e) tranquillement, quand soudain votre cœur se met à battre la chamade.

Aucune raison apparente, pourtant l’anxiété s’infiltre, insidieuse. Sortir de chez vous devient un défi, chaque pas hors de votre zone de confort vous paraît une montagne insurmontable.

Ce n’est pas juste de la nervosité, c’est un combat contre le trouble panique et l’agoraphobie.

Vous n’êtes pas seul(e) dans cette bataille. Il y a de l’espoir, des stratégies, et nous sommes là pour les explorer ensemble. »

Dans cet article  nous allons voir ce que signifie vraiment souffrir de panique et d’agoraphobie, comprendre comment ces troubles affectent votre quotidien, découvrir des stratégies concrètes pour les apprivoiser et l’erreur fatale que vous faites sans le savoir qui entretient votre peur.

Ce que je souhaite, c’est que la peur ne dicte plus votre vie. »

Le trouble panique : lorsque la terreur s’empare de vous

Est-ce que vous vous êtes soudainement senti débordé(e) par une vague de terreur, sans aucun avertissement, sans aucune raison dans un lieu anodin, comme un supermarché, un lieu public et même chez vous ? 

Peut- être le vivez-vous au quotidien ? 

C’est difficile pour vous et la panique déclenche une alerte  

Votre corps déclenche une réponse de survie intense face à ce qui semble être un danger, mais sans qu’aucun péril réel ne soit présent.

La terreur invisible : 

Ces attaques de panique ne sont pas de simples moments de peur ; elles sont horribles à vivre, envahissantes et peuvent laisser des cicatrices émotionnelles durables.

Elles sont terrifiantes, parfois traumatisantes. 

L’anticipation de la peur : 

Vivre avec le trouble panique, c’est comme marcher sur un fil tendu, toujours en alerte. 

Vous anticipez, redoutez la prochaine attaque, ce qui, ironiquement, ne fait qu’alimenter ce cycle vicieux de peur.

Les bouées de secours éphémères : 

Face à ces attaques ou à des situations redoutées, adopter des comportements de sécurité peut sembler être une échappatoire. 

C’est une réponse naturelle de votre cerveau que de chercher un refuge immédiat pour vous protéger.

Le paradoxe de la sécurité :

Ces comportements, bien qu’ils semblent offrir un soulagement, ne sont que des solutions temporaires. À long terme, ils renforcent et nourrissent l’anxiété. 

Le signal d’alarme constant : 

Plus inquiétant encore, ces comportements de sécurité peuvent en réalité augmenter le risque de panique.

Ils envoient un signal constant au cerveau : ‘Attention, danger !’, même quand il n’y en a pas.

L’agoraphobie : quand sortir devient insupportable !

L’agoraphobie est la suite logique parfois du trouble panique et se manifeste par une peur intense de se retrouver dans des endroits où l’aide médicale semble inaccessible et où l’on peut se sentir coincé(e). 

Ce trouble peut limiter considérablement la liberté de mouvement, avec une appréhension persistante à l’idée de sortir de son environnement familier.

Isolement et exclusion : 

Les personnes souffrant d’agoraphobie tendent à éviter activement les sorties, se retrouvant ainsi confinées dans des espaces où elles se sentent protégées, ce qui conduit inévitablement à un isolement social.

Réflexe de fuite : 

Les personnes agoraphobes ont souvent un réflexe instinctif de chercher des voies de sortie ou des mesures de sécurité dès qu’elles se trouvent dans un environnement perçu comme menaçant.

Double tranchant de la sécurité : 

Bien que ces comportements de sécurité puissent offrir un réconfort momentané, ils finissent par alimenter la spirale de l’anxiété à plus long terme, renforçant le trouble au lieu de l’apaiser.

Les comportements de sécurité : amis ou ennemis ?

Les comportements de sécurité sont des réactions naturelles au sentiment d’insécurité et de panique.

 Cependant, ils peuvent également aggraver les symptômes et rendre les crises de panique plus fréquentes.

1. Les comportements de sécurité consistent en des actions immédiates visant à se sentir en sécurité dans une situation perçue comme menaçante.

2. Ces comportements de sécurité fournissent un soulagement temporaire, car ils donnent l’impression de contrôler la situation.

3. Cependant, ces comportements de sécurité renforcent l’anxiété à long terme, car ils signalent au cerveau qu’il y a un danger à éviter.

4. Les comportements de sécurité diminuent également la tolérance à l’anxiété, rendant même de légères quantités d’anxiété intolérables.

5. Cette intolérance à l’anxiété conduit à une recherche perpétuelle de réassurance et de mesures de sécurité, contribuant à un cercle vicieux de recherche de sécurité à tout prix.

Se libérer des comportements de sécurité

Il est essentiel de briser le cycle des comportements de sécurité pour surmonter le trouble panique et l’agoraphobie. 

Voici quelques conseils pour y parvenir :

1. Retarder la recherche d’une échappatoire

Lorsque vous vous trouvez dans une situation anxiogène, essayez de retarder l’impulsion de rechercher immédiatement une issue de secours.

Cela vous permettra de vous sentir plus à l’aise progressivement et de réduire le besoin de planifier constamment votre fuite. 

2. Rester présent(e) en utilisant vos sens : 

Lorsque vous vous sentez anxieux-es, concentrez-vous sur vos sens et sur l’instant présent.

Portez une attention particulière aux bruits, aux sensations tactiles et à ce qui vous entoure. 

Cela vous aide à vous recentrer au lieu de vous laisser emporter par des pensées

catastrophiques.

3. S’exposer graduellement aux situations redoutées :

L’exposition progressive aux situations qui vous angoissent peut vous aider à augmenter votre tolérance à l’anxiété. 

Commencez par des situations moins anxiogènes et augmentez progressivement le

degré de difficulté au fur et à mesure de votre progrès.

La mise en pratique de ces conseils peut n’être pas facile , mais avec de la pratique, des progrès vont  être réalisés.. 

En conclusion, le trouble panique et l’agoraphobie sont des troubles anxieux qui peuvent avoir un impact considérable sur la vie quotidienne. 

Les comportements de sécurité, bien qu’ils puissent sembler rassurants, peuvent en réalité aggraver les symptômes et renforcer l’anxiété à long terme. 

Il est essentiel de briser ce cercle vicieux en retardant la recherche de voies de sortie, en restant présent(e) grâce à vos sens et en vous exposant progressivement aux situations redoutées. 

FAQ sur le Trouble Panique et l’Agoraphobie

Q1 : Qu’est-ce que le trouble panique ?

  • Le trouble panique est caractérisé par des attaques de panique soudaines et intenses, où l’on ressent une peur extrême pouvant s’accompagner de symptômes physiques comme des palpitations, une sensation d’étouffement ou la peur de mourir.

Q2 : Comment différencier l’agoraphobie de la simple peur des espaces ouverts ?

  • L’agoraphobie va au-delà de la peur des espaces ouverts ; c’est la crainte d’être dans des situations d’où s’échapper pourrait être difficile ou embarrassant, où l’aide pourrait ne pas être disponible en cas de crise de panique.

Q3 : Quelles sont les erreurs courantes que les gens font en gérant la panique et l’agoraphobie ?

  • Une erreur courante est de s’appuyer excessivement sur les comportements de sécurité, comme éviter certaines situations. Cela peut, à terme, renforcer l’anxiété et limiter la récupération.

Q4 : Quels sont les premiers pas vers la gestion du trouble panique et de l’agoraphobie ?

  • Reconnaître le problème, s’informer sur ces troubles et consulter un professionnel pour un diagnostic et une prise en charge adaptés.

Q5 : La méditation et la pleine conscience peuvent-elles aider à gérer la panique et l’agoraphobie ?

  • Oui, ces pratiques peuvent aider à réduire l’anxiété en favorisant la relaxation et en aidant à se concentrer sur le moment présent, réduisant ainsi les pensées anticipatoires anxiogènes.

Q6 : Combien de temps faut-il pour surmonter le trouble panique et l’agoraphobie ?

  • Le temps nécessaire varie selon les individus et l’intensité de leur trouble. Avec un traitement approprié, beaucoup voient une amélioration significative en quelques mois, mais certains aspects peuvent nécessiter un travail plus long.

Q7 : Un soutien professionnel est-il nécessaire pour traiter le trouble panique et l’agoraphobie ?

  • Bien que certaines personnes puissent gérer leurs symptômes seules ou avec l’aide de ressources en ligne, un soutien professionnel est souvent crucial pour surmonter efficacement ces troubles.

Q 8 : Comment puis-je aider un proche souffrant de panique ou d’agoraphobie ?

  • Soyez à l’écoute sans jugement, encouragez-le à chercher un soutien professionnel, et informez-vous sur ces troubles pour mieux comprendre ce qu’il vit.

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